Shuai Jiao

Traditionnellement les arts de combats chinois comprennent quatre types de techniques: DA, Tl, NA et SHAI (la boxe, la savate, les saisies et enfin les projections).
Le shuai-jiao regroupe les principes NA et SHUAI et les appliquent dans tous les styles de combat comme le précise un dicton chinois : " A longue distance on frappe, à courte distance on projette ".

Il s'agit d'une stratégie de combat qui consiste à " casser la distance " pour vaincre grâce à des techniques de corps à corps à l'occurrence les projections. L'entraînement met l'accent sur la souplesse et la rapidité d'exécution plutôt que sur la force physique pure. L'exécution des techniques doit s'accompagner d'une esthétique de geste et d'une attitude profonde de respect de l'adversaire. La pratique du shuai-jiao est à l'opposé de l'agressivité et contribue à la maîtrise intérieure.

Quelques principes ...

Un dicton chinois stipule que le lutteur doit " avoir les yeux comme des éclairs, les mains comme des flèches, les hanches comme un serpent et les pieds comme des toupies " .
Cet adage a le mérite, en plus de souligner le goût prononcé des orientaux pour les métaphores, d'intégrer l'essentiel des eléments fondamentaux du shuai-jiao.
Avoir les yeux comme des éclairs : "avoir des yeux comme des éclairs " fait référence à une notion typiquement chinoise : le " YI " qu'on peut traduire en français par " conduire la pensée par la concentration " ou encore par l'intention. Dans le shuai-jiao c'est la sagacité de lire toute les intentions offensives de l'adversaire dans la fixation de ses yeux.
Avoir les mains comme des flèches : " Avoir les mains comme des flèches " signifie que le pratiquant, s'il veut rapidement trouver le corps à corps, évitant ainsi notamment que l'adversaire puisse utiliser ses jambes, doit faire preuve d'une précision sans faille lors des saisies. Des entraînements spécifiques de renforcement des membres supérieurs et d'acquisition d'une célérité accrue sont constamment travaillés. Les doigts des grands lutteurs sont souvent comparés à la dextérité des serres de l'aigle royal, puissantes et sélectives.
Avoir les hanches comme un serpent : "Avoir les hanches comme un serpent " est un des éléments difficiles mais capitale qu'il faut acquérir. Tous les mouvements des arts martiaux prennent naissance à partir de la hanche. Il faut alors développer la souplesse de la hanche. Il existe à ce titre des nombreux exercices de base, les "Jiben gong". Un autre dicton traditionnelle affirme que l'entraînement au combat sans la pratique des Jiben gong ne laisse rien une fois le jeune âge passé.
Avoir des pieds comme une toupie : L'expression " avoir des pieds comme des toupies " dénote l'importance considérable de la vitesse d'exécution, associée à la multiplicité des déplacements circulaires de la lutte chinoise.