|
(ENG)
Shou Bo - History Shou Bo 手搏 is a Chinese martial art to all effects. The name literally means, “combat with bare hands” (Shou 手 “hand” and Bo 搏 “combat”). All through history Chinese writers have mentioned this fighting style. Historians can place the earliest descriptions around the third century B.C. during the Qin dynasty 秦(221-206 B.C.). In those days it was characterised by combinations of various techniques – strikes with fists or feet and wrestling techniques using different holds and throws. It existed in this form up until the end of the Song dynasty宋(960-1279). A study of the ancient writings reveals various names for this fighting style during the long period between the Qin and Song dynasties. During the Qin dynasty the term Shou Bo was used. During the Han dynasty汉 (202-221) we find the name Bian卞. During the course of the Sui dynasty 随 (581-618) it seems that Shou Bo was again the only expression used. During the Tang dynasty 唐 (618-907) we find two expressions, Shou Bo and Jiao D i角抵. During the Five Dynasties 五代 (907-960) a book entitled Jiao Li Ji 角力记 describes the history, theory and the range of fighting techniques. Finally, with the advent of the Song dynasty (960-1279) we find two expressions Shou Bo and Xiang Bo 相扑, which refer to the same fighting style practised at the time. In those days competitions were held in the whole of China. These matches were highly appreciated popular events and were sometimes held in vast arenas or at fairs. The competitors used variations on the four basic techniques Da 打, Ti 踢, Na 舒, and Shuai 摔 or respectively, punching, kicking, grabbing and throwing. Victory was obtained by way of one of the following events: forcing the opponent to fall, surrender (through injury or knock-out) or leave the area designated for the match. In the army special departments were created to take care of, train and select fighters through specific tests. With the advent of the Yuan dynasty元 (1279-1368), the development of Shou Bo was interrupted because of the Mongolian domination of China. The Mongolians, fearing that the Chinese could revolt, prohibited the practice of fighting styles characterised by punching, kicking and wrestling. Only the traditional wrestling style practised passionately for many generations by the Mongolians – Boke 搏克 – was allowed. Boke is characterised by the sole use of grabbing and throwing techniques. Punching and kicking techniques were only tolerated in Chinese artistic representations – Chinese opera – and during popular demonstrations or folkloristic events in villages. Nevertheless, behind these demonstrations which appeared scripted and very mild were often experts who secretly carried out more profound teaching of extremely effective fighting techniques despite the imperial prohibition order. We have to wait until the Ming dynasty 明 (1368-1644) before we see the striking techniques Da and Ti, as well as the various forms of boxing associated with them, officially recognised once more and identified with the name Quan Shu 拳术. Shortly after it seems the expression Shou Bo falls into disuse and it no longer appears in written documents. It is under the Mings that the basics of what we now call Shuai Jiao appear. That is to say a Chinese wrestling style based essentially on the arts of grabbing (Na) and throwing (Shuai). Following this, during the Qing 清 period (1644/1911), all the emperors, particularly Kang Xi 康熙 (1662-1722) and Qian Long 乾隆 were passionate admirers as well as practitioners of a form of wrestling known as Xiang Pu 相扑 or Shan Pu 善扑. This art later became extremely articulated. These emperors created a battalion of wrestling experts known as the “Shan Pu Ying 善扑管” and furthermore encouraged a separation between Na-Shuai techniques and Da-Ti. The wrestling style was added to by different regional trends – Chinese, Mongol, Uigure, Tibetan – and managed to absorb the peculiarities of each one. With the birth of the Republic of China 中华民国 (1912-1949), Chinese wrestling was officially identified by the name Shuai Jiao摔角. From the Ming dynasty up until the seizing of power by the communist party, Quan Shu continued to be developed and, progressively stripped of the wresting techniques. The specific aim of its students was to reach extreme accuracy in striking techniques. With the creation on the part of Mao Ze Dong 毛泽东 of the People’s Republic of China 中华人民共和国 (1949), the expression Wu Shu 武术 was substituted by the expression Quan Shu. We also see one of the characters in the expression Shuai Jiao changed from 摔角 to 摔跤 even though the pronunciation remained the same. Nowadays, the expressions Wu Shu and Shuai Jiao are both commonly used in both Eastern and Western countries. (FR) Shou Bo - History
Art martial chinois à part entière, le Shou Bo 手搏, signifie littéralement « combat à mains nues » (Shou手« main » et Bo 搏 « combat »). Plusieurs anciens écrits chinois font référence, tout au long de l’histoire, à cette forme de combat. Les historiens identifient les premières traces de sa pratique vers le IIIème siècle avant J.C., sous la dynastie Qin 秦 (221-206 avant J.C.). Cette forme de combat se caractérise alors par l'utilisation connexe de différentes techniques – percussions via l’usage des poings et des pieds, préhensions grâce à des combinaisons de saisies et de projections diverses – et se perpétuera jusqu'à la fin de la dynastie Song宋 (960-1279). Plus précisément, l’examen des anciens écrits renvoie, au cours de cette longue période qui se situe entre les Qin et les Song, à plusieurs appellations pour qualifier ce style de combat. Si sous la dynastie Qin , le terme Shou Bo est essentiellement employé, sous la dynastie Han 汉 (202-221) lui est associé, indistinctement, le terme Bian 卞. Au cours de la dynastie Sui 随 (581-618), l’expression Shou Bo semble, à nouveau, seule évoquée. Pendant le règne de la dynastie Tang 唐 (618-907), on parle indifféremment de Shou Bo et de Jiao Di 角抵. Sous les cinq dynasties五代 (907-960), un livre intitulé Jiaoli Ji 角力记 présente l’histoire, les théories et l’éventail des techniques de combat. Enfin, avec l’avènement de la dynastie Song (960-1279), deux expressions, Shou Bo et Xiang Bo相扑, font communément référence à la même forme de combat alors en usage. A cette période, des compétitions sur l'ensemble du territoire chinois sont planifiées. Les combats représentent des évènements populaires très appréciés. Ils se tiennent tantôt dans de vastes arènes, tantôt dans des foires. Les protagonistes en lice usent des quatre déclinaisons techniques Da 打, Ti 踢, Na 舒, et Shuai 摔, c’est à dire respectivement la boxe avec les mains, la boxe avec les pieds, l’art des saisies et l’art des projections. La victoire est obtenue selon un des critères suivants : adversaire tombé au sol, abandon (blessure, knock-out) ou mise hors espace dévolu à l’affrontement. Sur le plan militaire, des départements spécifiques sont créés afin de manager, entraîner et sélectionner par des examens les combattants. A partir de la dynastie Yuan 元 (1279-1368), le développement du Shou Bo est interrompu en raison de la suprématie mongole en Chine. Les Mongols, redoutant les révoltes chinoises, interdisent les formes de combat caractérisées par l’emploi associé des percussions et des préhensions. Seule la lutte dans la version traditionnelle de celle des hommes des steppes – la Boke 搏克 – caractérisée par l’usage unique de techniques de saisies et de projections et dont les Mongols sont de fervents pratiquants depuis des générations, est permise. Les techniques de coups de poings et de coups de pieds sont uniquement tolérées dans les représentations artistiques chinoises – opéra – et au cours de ponctuelles démonstrations populaires – évènements folkloriques – dans les villages. Toutefois, derrière ces démonstrations scéniques en apparence mimées et très douces, se révèlent souvent des experts qui perpétuent secrètement et malgré l’interdiction impériale, un enseignement plus profond de techniques de combat redoutables. Il faut, néanmoins, attendre la dynastie Ming 明 (1368-1644) pour que les techniques de percussion Da et Ti ainsi que les diverses formes de boxe associées soient officiellement réhabilitées et identifiées sous l'appellation Quan Shu 拳术. Peu après, il semble que l’expression Shou Bo tombe en désuétude. On n’en retrouve pas trace dans les documents écrits ultérieurs. C’est aussi sous les Ming qu’apparaissent les premières modalités de ce qui sera, plus tard – époque contemporaine – identifié sous l’appellation Shuai Jiao. C’est à dire l’émergence d’une dynamique de combat chinoise au corps à corps essentiellement axée sur l’art des saisies (Na) et des projections (Shuai). Par la suite, au cours de la période historique Qing 清 (1644/1911), tous les empereurs, notamment Kangxi康熙 (1662-1722) et Qianlong 乾隆 (1735-1796), pratiquent et sont de fervents admirateurs de la lutte au corps à corps dénommée Xiang Pu 相扑 ou Shan Pu 善扑et qui devient un art extrêmement structuré. En créant un véritable bataillon d’experts en lutte – le Shanpuying 善扑管 – ces empereurs favorisent, plus encore, le développement d’une nette séparation entre les techniques de combat de type Na et Shuai et les techniques de combat de type Da et Ti. La lutte est alors une discipline extrêmement affinée. Elle se nourrit de différents courants régionaux – chinois, mongol, ouïgour, tibétain … – afin d’intégrer leurs particularités respectives. A l’avènement de la République de Chine中华民国 (1912-1949), la lutte est officiellement identifiée sous le vocable Shuai Jiao 摔角. De son côté, de la dynastie Ming jusqu’à la prise de pouvoir de la Chine par le parti communiste, le Quan Shu continu à se développer, épuré, progressivement, des techniques de lutte ; les adeptes objectivant, plus spécifiquement, une remarquable expertise dans les techniques de percussion. A l’instauration par Mao Zedong 毛泽东de la République Populaire de Chine 中华人民共和国 (1949), est substituée au terme Quan Shu, l’expression Wu Shu 武术. Par ailleurs, une modification concernant un des idéogrammes du terme Shuai Jiao est opérée ; 摔角 est remplacé par 摔跤 bien que la prononciation orale (phonétique) demeure identique. De nos jours, dans les cercles fédéraux des arts martiaux chinois, Wu Shu et Shuai Jiao sont des vocables communément employés en terres orientale et occidentale. (IT) Shou Bo - History Arte marziale cinese a pieno titolo, lo Shou Bo 手搏 significa letteralmente « combattimento a mani nude » (Shou手« mano » e Bo 搏 « combattimento »). Molti antichi scritti cinesi fanno riferimento, lungo tutto l’arco della storia, a questa forma di combattimento. Gli storici fanno risalire le prime tracce di questa pratica verso il terzo secolo avanti Cristo, sotto la dinastia Qin 秦 (221-206 a.C.). Questa forma di combattimento si caratterizzava all’ora dall’uso combinato di diverse tecniche – percussioni tramite l’uso dei pugni e dei piedi, il corpo a corpo grazie ad alcune combinazioni di prese e di proiezioni diverse – e si perpetuerà fino alla fine della dinastia Song宋 (960-1279). Più precisamente, l’esame degli antichi scritti rinvia, nel corso di questo lungo periodo che si situa tra i Qin e i Song, a diversi nomi per qualificare questo stile di combattimento. Se sotto la dinastia Qin , è impiegato il termine Shou Bo, sotto la dinastia Han 汉 (202-221) gli viene associato, indistintamente, il termine Bian 卞. Nel corso della dinastia Sui 随 (581-618), l’espressione Shou Bo sembra, di nuovo, la sola utilizzata. Durante il regno della dinastia Tang 唐 (618-907), si parla indifferentemente di Shou Bo e di Jiao Di 角抵. Sotto le Cinque Dinastie 五代 (907-960), un libro intitolato Jiao Li Ji 角力记 presenta la storia, le teorie e il ventaglio di tecniche di combattimento. Infine, con l’avvenimento della dinastia Song (960-1279), due espressioni, Shou Bo e Xiang Bo 相扑, si riferiscono alla stessa forma di combattimento allora in uso. In quel periodo sono organizzate delle competizioni su tutto il territorio cinese. Gli incontri rappresentano degli avvenimenti popolari molto apprezzati e si svolgono a volte in vaste arene, altre nelle fiere. I protagonisti in lizza usano le quattro declinazioni tecniche Da打, Ti 踢, Na 舒, e Shuai摔, ossia rispettivamente la boxe con le mani, la boxe con i piedi, l’arte delle prese e l’arte delle proiezioni. La vittoria si ottiene secondo uno dei seguenti criteri : avversario caduto al suolo, abbandono (ferita, knock-out) o uscita dallo spazio devoluto all’incontro. Dal lato militare, dei dipartimenti specifici sono creati al fine di dirigere, allenare e selezionare con degli esami i combattenti. A partire dalla dinastia Yuan 元 (1279-1368), lo sviluppo dello Shou Bo è interrotto in ragione della supremazia mongola in Cina. I Mongoli, temendo le rivolte cinesi, proibiscono le forme di combattimento caratterizzate dall’uso associato delle percussioni e del corpo a corpo. Solo la lotte tradizionale degli uomini delle steppe – la Boke 搏克 – caratterizzata dall’uso unico di tecniche di presa e di proiezioni e della quale i Mongoli sono ferventi praticanti da generazioni, è permessa. Le tecniche con pugni e calci sono tollerate unicamente nelle rappresentazioni artistiche cinesi – opera – e durante le dimostrazioni popolari – avvenimenti folcloristici – nei villaggi. Tuttavia, dietro a queste dimostrazioni sceniche in apparenza mimate e molto dolci, si rivelano spesso degli esperti che perpetuano segretamente e malgrado il divieto imperiale, un insegnamento più profondo di temibili tecniche di combattimento. Bisogna, nondimeno, attendere la dinastia Ming 明 (1368-1644) perché le tecniche di percussione Da e Ti così come le diverse forme di boxe associata siano ufficialmente riabilitate e identificate con il nome Quan Shu 拳术. Poco dopo, sembra che l’espressione Shou Bo cada in disuso: non se ne trovano tracce negli ulteriori documenti scritti. E’ sotto i Ming che appaiono le prime modalità di quello che sarà, più tardi – epoca contemporanea – identificato con l’appellativo Shuai Jiao,vale a dire l’emergere di una dinamica di combattimento cinese corpo a corpo essenzialmente imperniata sull’arte delle prese (Na) e delle proiezioni (Shuai). In seguito nel corso del periodo storico Qing 清 (1644/1911), tutti gli imperatori, notoriamente Kang Xi 康熙 (1662-1722) e Qian Long 乾隆 (1735-1796), praticano e sono de ferventi ammiratori della lotta corpo a corpo denominata Xiang Pu 相扑 o Shan Pu 善扑e che diviene un’ arte estremamente strutturata. Creando un vero battaglione di esperti di lotta – lo Shan Pu Ying 善扑管 – questi imperatori favoriscono, ancora di più, lo sviluppo di una netta separazione tra le tecniche di combattimento di tipo Na e Shuai e le tecniche di combattimento di tipo Da e Ti. La lotta è allora una disciplina estremamente affinata. Essa si nutre di differenti correnti regionali – cinesi, mongole, uigure (ouïgour), tibetane… – al fine di integrare le loro rispettive particolarità. Con l’avvenimento della Repubblica di Cina 中华民国 (1912-1949), la lotta è ufficialmente identificata con il termine Shuai Jiao 摔角. Dalla dinastia Ming fino alla presa del potere da parte del partito comunista, lo Quan Shu continua a svilupparsi, epurato, progressivamente, dalle tecniche di lotta ; gli adepti hanno lo scopo più specifico di raggiungere una notevole perizia nelle tecniche di percussione. Con l’instaurazione da parte di Mao Ze Dong 毛泽东della Repubblica Popolare Cinese中华人民共和国 (1949), l’espressione Wu Shu 武术è sostituita al termine Quan Shu. Peraltro, viene operata una modifica relativamente ad uno degli ideogrammi del termine Shuai Jiao; 摔角 è sostituito da 摔跤benché la pronuncia orale (fonetica) rimanga identica. Ai nostri giorni, nei circoli federali di arti marziali cinesi, Wu Shu e Shuai Jiao sono dei vocaboli comunemente utilizzati nelle terre orientali e occidentali. (ENG) Shou Bo - Objectifs Chinese martial arts offer a rich treasure in their many differences. Nowadays they are practised by people of different ages and for different reasons (education, good health, competition, war…) and often for more than one reason. Shou Bo, after it’s modern rebirth still maintains it’s original characteristics. It still adopts a global approach but no longer it’s historical warrior connotation (distructive connotation). The objective of modern Shou Bo is threefold. The first is to propose regular practice of a healthy and educational physical activity which has it’s roots in Chinese culture and can be adapted to fit the characteristics of every practitioner. The second, is to offer teaching of both striking and wrestling techniques covering a large range of self defence skills but without developing unnecessary, excessive aggressiveness. As a Chinese fighting discipline Shou Bo embodies the idea contained in the following poetic expression, often repeated in martial arts circles “Wu Shu De Jing Hua Zai Yu Ji Ji, Ji Ji De Jing Hua Zai Yu De 武术的精华在于技击、技击的精华在于德” or “if the very spirit of the fighting art is born and lives in the heart of combat, then the very spirit of the heart of combat must be born from virtue”. It follows that the objective of Shou Bo involves a constant quest for non-harmful intentions and techniques: dodging techniques rather than confrontation, a calm attitude rather than traumatic zealousness. For this reason Shou Bo integrates the teaching of various combinations of all it’s skills – kicks, punches, grabs and throws – alongside all the tactical and philosophical foundations of Chinese wrestling. According to Taoist ideas, there is dynamic play between ancient concepts Yin 阴 and Yang 阳, complementary opposites continually interacting with each other. “No such thing as complete stillness since every initiative is subordinated to the transitory character of the whole moment in time”. The notion of dual forces and direction of throws associated with the range of grabbing skills encourages furthermore the best use of the opponents energy, to his cost. In any case, if we choose to accompany an attack in such a way as to exploit it’s energy rather than immediately and repeatedly confronting it, this suggests a particular mental attitude as well as technical ability. Here we witness the reference to the Confucian concept Wu De 武德 which means “virtue in combat” and the related idea of “ethics in the art of combat”. To cultivate Wu De means to develop the five traditional virtues, Ren仁: humanity, charitable behaviour; Zhe 智: useful intelligence, wisdom, insight; Li 礼: courtesy, good manners; Yi 义: loyalty, sense of duty; Xin 信: faith, honesty. So many human qualities subordinated to the creation of an ethical attitude which, when associated with the above mentioned tactical skills open a vast field of self-study and beg the individual to develop both his relationship with others and with himself. The third, more sport oriented objective of modern Shou Bo, is to offer to people (often young) who are attracted by competition, a Chinese fighting discipline which is based on traditional foundations Da, Ti, Na and Shuai but which also guarantees rules which offer a certain margin of safety for the competitors. Indeed, Modern Shou Bo has very strict safety regulations which help to maintain the physical health of the fighters. For example, one way it differs from Sanda 散打 (modern competition version of Sanshou 散手) is that punches and kicks cannot be made to the head, therefore minimising brain trauma. It can be said that the definition of the word “martial”, in the true sense of the expression (attitude to be adopted in a war context), implies trying to damage in some way one’s opponent. However, the modern sporting spirit of protection of athletes (both beginners and advanced) aims to eliminate the fighting techniques that present most risks of trauma injury. Regarding schools of young martial arts practitioners, in France as in China, national sports bodies have noted that Sanda type competitions attract less and less people. Some trainers underline the fact that the knockout rule allowing kicks and punches to the head is the biggest obstacle. Nowadays, very few sportsmen and sportswomen accept the fact that if they dedicate themselves to a competition, it could carry the risk, even minimal, of serious trauma injury. The prize at stake for winning the game, because sport is by definition a game, is simply not worth the potential risk. Some international officials understood this message while issuing instructions for introductory sport candidates hoping to take part in the Beijing 北京 2008 Olympic games. For the above reasons as well as for others, the IWUF (International Wushu Federation) did not carry out its initial intention to present Sanda to the I.O.C (International Olympic Committee) preferring instead to support the candidature of competitive Wu Shu (which concentrates on technique). Without doubt, the renewed talks within the I.O.C. on the subject of knockouts and the discussions on the continued presence of Boxing and Taekwondo within the Olympic Games have intensified and, could have contributed to the decision not to propose Sanda. Whatever the reason, this disenchantment on the part of the Olympic Committee has given rise to a new way of thinking. Indeed, numerous promoters of profit-making events are trying to set up professional circuits of Sanda in China and in the United States. These matches regularly take place. The rules limit the protection used therefore favouring certain techniques which are not without risk for the competitors. These types of matches sometimes result in serious injuries being caused. Although some fighters prepare in a way worthy of high level athletes, the fact remains that the philosophy of this army of mercenaries (who earn money as a reward) is a long way from that which the Chinese martial arts try to teach. The old Chinese teachers do not like these shows. Nevertheless they are forced to witness outrageous spectacles, sometimes in cages. Neo gladiators confronting each other. This warrior exuberance which gives rise to “no rules contests” made to measure for media coverage is the exact opposite of the image that most martial arts instructors try to transmit to their students. (FR)
Shou Bo - Objectifs Riche de leurs diversités multiples, les arts martiaux chinois sont, de nos jours, pratiqués par de nombreuses personnes, de différents âges et selon des aspects très divers (éducatif, sanitaire, compétitif, guerrier…) souvent combinés. Si le Shou Bo, dans son réamorçage contemporain, conserve sa caractéristique originelle d'approche globale, il propose, néanmoins, une approche filtrée de son versant guerrier historique (connotation destructive). L'objectif du Shou Bo moderne est triple. Le premier est de proposer la pratique régulière d'une activité physique, sanitaire et éducative qui puise ses racines dans la culture chinoise et spécifiquement adaptée au profil de chaque pratiquant. Le second, est d’offrir un enseignement conjoint de techniques de percussion et de préhension, satisfaisant ainsi à un large panel de compétence en auto-défense, mais sans excès inutile de développement destructif du tiers opposant. En tant que discipline de combat chinoise, le Shou Bo s’appuie sur le bien fondé de l’expression poétique souvent rappelée dans le milieu des arts martiaux « Wu Shu De Jing Hua Zai Yu Ji Ji, Ji Ji De Jing Hua Zai Yu De 武术的精华在于技击、技击的精华在于德 » à savoir « Si la quintessence de l’art de combat provient du cœur du combat et demeure au cœur du combat, la quintessence du cœur du combat doit être mue par la vertu ». En conséquence, en Shou Bo, la méthode et les moyens rendent compte d’une recherche constante d’intentions et d’applications non délétères : esquive plutôt que confrontation, réorientation ferme plutôt que zèle traumatique. Pour cela, le Shou Bo intègre, à l’enseignement des multiples combinatoires que suppose son panel technique – pieds, poings, saisies, projections – tous les fondements tactiques et philosophiques du Shuai Jiao (lutte traditionnelle chinoise). Sous l’angle taoïste, le jeu dynamique des concepts ancestraux Yin 阴 et Yang 阳, contraires complémentaires, sans cesse en interaction. « Jamais de fixité, chaque initiative étant subordonnée à la perception du caractère transitoire de toute situation ». Les notions de couple de force et d’angle de projection associées à une expertise des saisies favorisent, par ailleurs, un usage optimal de la force de l’adversaire à ses dépens. Toutefois, choisir d’accompagner une action perturbatrice pour la canaliser plutôt que acter un immédiat et réitéré « faire-face » frontal, suppose, au-delà de capacités techniques avérées, une attitude mentale particulière. D’où la référence au concept confucianiste de Wu De 武德 qui signifie « vertu dans le combat » et, par extension, « éthique dans l’art du combat ». Cultiver le Wu De suppose de développer les cinq vertus traditionnelles. Ren仁 : humanité, bienveillance ; Zhe 智 : intelligence utile, sagesse, sagacité ; Li 礼 : politesse, courtoisie, bonnes manières ; Yi 义 : loyauté, devoir, obligation ; Xin 信 : confiance, honnêteté. Autant de qualités humaines subordonnées à l’émergence d’une attitude éthique, qui, associées aux principes tactiques précédemment relatés, incarnent un large champ d’investigations susceptible de participer à l’épanouissement de l’individu, tant dans ses rapports avec autrui, tant dans ses rapports avec lui-même. Le troisième objectif du Shou Bo moderne, plus orienté vers le domaine sportif, est de proposer, au public (souvent jeune) attiré par le cadre compétitif, une discipline chinoise de combat qui s’appuie sur les fondamentaux traditionnels Da, Ti, Na et Shuai tout en garantissant des critères d’engagement sécurisé pour les compétiteurs. Le Shou Bo moderne offre, en effet, un cadre sécuritaire et réglementaire très strict favorisant notamment le maintien de l'intégrité physique des combattants. Pour exemple et contrairement au Sanda 散打 (version compétitive actuelle du Sanshou 散手), les techniques de poings et de pieds sont prohibées au niveau de la tête minimisant ainsi les risques de traumatismes cérébraux. Si l’on peut comprendre qu’une orientation martiale, au sens littéral de l’expression « orientation dans un contexte de guerre », se satisfasse d’un dommage collatéral occasionné à l’opposant, par contre, d'un point de vue de l'esprit sportif contemporain et de la fondamentale protection de l'intégrité physique des protagonistes (débutant ou de haut niveau), la logique compétitive, doit veiller à écarter les techniques d’engagement susceptibles de présenter des risques traumatiques majeurs. Depuis des années, en France comme en Chine, relativement au vivier des jeunes pratiquants d’arts martiaux chinois, les groupements fédéraux constatent que le cadre compétitif de type Sanda attire très peu. Certains entraîneurs soulignent que l’autorisation du K.O. (knock-out) au sein du règlement, avec les poings ou les pieds, représente un frein majeur à cet investissement. De nos jours, rare est le sportif qui accepte de prendre le risque de s’adonner à une compétition avec un risque, aussi minime soit-il, de traumatisme sérieux à l’issue. Le jeu, car le sport est par définition un jeu avec des règles, n’en vaut pas la chandelle ou la coupe. Quelques responsables internationaux s’en sont fait l’écho à l’occasion de l’instruction des candidatures à l’introduction de nouvelles disciplines aux J.O. (Jeux Olympiques) de 2008 à Beijing 北京. En cela et pour d’autres raisons, l’IWUF (International Fédération of Wushu) n’a pas concrétisé son souhait initial de présenter le Sanda au C.I.O. (Comité International Olympique) préférant en 2002 appuyer la candidature du Wu Shu sportif (versant technique), sans succès néanmoins. Sans doute la prise en compte des bilans de certaines discussions renouvelées sur le thème du K.O. au sein du C.I.O. et ses conséquences sur le maintien ou non de la boxe anglaise et du taekwondo aux J.O. ultérieurs ont, en la matière, été porteur d’enseignement et, peut-être, participer à stopper l’initiative de présentation du Sanda. Quoi qu’il en soit, depuis ce désenchantement olympique, un relais différent a pris naissance. Plusieurs promoteurs d’évènements lucratifs favorisent, en effet, l’émanation de circuits professionnels de Sanda, en Chine et aux Etats-Unis. Les affrontements s’effectuent en short, sur un ring. Le règlement limite les protections et favorise certaines techniques non dénuées de risques pour les protagonistes. Ce type de confrontation occasionne parfois des blessures sérieuses. Bien que certains combattants aient une préparation digne d’athlètes de haut niveau, il demeure que cet exercice mercantile (gains financiers conséquents en récompense) reste très éloigné des principes philosophiques que les arts martiaux chinois sont sensés véhiculer. Les vieux professeurs chinois n’apprécient pas ces entreprises. Tout comme, ils exècrent d’autres spectacles outranciers, sensés représenter, au sein d’une cage, l’affrontement de néo-gladiateurs. Cette effervescence guerrière, apanage du « sans règle », show médiatiquement tendance, est à l’opposée de l’image que souhaite véhiculer la plupart des enseignants d’arts martiaux auprès de leurs élèves. (IT) Shou Bo - Objectifs Ricche delle loro multiple diversità, le arti marziali cinesi sono, ai nostri giorni, praticate da numerose persone, di età differenti e secondo aspetti molto diversi (educativi, sanitari, competitivi, guerrieri…) sovente combinati. Se lo Shou Bo, nel suo risveglio contemporaneo, conserva la sua caratteristica originale d'approccio globale, propone, nondimeno, un approccio filtrato dal suo versante guerriero storico (connotazione distruttiva). L'obbiettivo dello Shou Bo moderno è triplo. Il primo è proporre la pratica regolare di una attività fisica, sanitaria e educativa che fonda le sue radici nella cultura cinese e specificamente adattata al profilo di ogni praticante. Il secondo, è offrire un insegnamento congiunto di tecniche di percussioni e di corpo a corpo, in grado di coprire un largo pannello di competenze di autodifesa, ma senza sviluppare inutili eccessi distruttivi del terzo opponente. Come disciplina di combattimento cinese, lo Shou Bo s’appoggia ben fondatamente sull’espressione poetica spesso ricordata nell’ambiente delle arti marziali « Wu Shu De Jing Hua Zai Yu Ji Ji, Ji Ji De Jing Hua Zai Yu De 武术的精华在于技击、技击的精华在于德 » ossia « Se la quintessenza dell’arte del combattimento proviene dal cuore del combattimento e dimora nel cuore del combattimento, la quintessenza del cuore del combattimento deve essere tramutata dalla virtù ». Di conseguenza, nello Shou Bo, il metodo e i mezzi rendono conto di una ricerca costante di intenzioni e di applicazioni non deleterie: schivata piuttosto che confronto, nuovo orientamento fermo anziché zelo traumatico. Per questo lo Shou Bo integra l’insegnamento delle combinazioni multiple del suo pannello tecnico – piedi, pugni, prese, proiezioni – con tutti i fondamenti tattici e filosofici dello Shuai Jiao (lotta tradizionale cinese). Sotto l’aspetto taoista, il gioco dinamico dei concetti ancestrali Yin 阴 e Yang 阳, opposti complementari, incessantemente in interazione. « Mai la fissità, essendo ogni iniziativa subordinata alla percezione del carattere transitorio di tutta la situazione ». Le nozioni di coppia di forza e d’angolo di proiezione associate alla perizia delle prese favoriscono, peraltro, un uso ottimale della forza dell’avversario a sue spese. Tuttavia, scegliere di accompagnare una azione perturbatrice per canalizzarla piuttosto che fronteggiare immediatamente e reiteratamente in maniera frontale, suppone, al di là delle appurate capacità tecniche, una attitudine mentale particolare. Se qui il riferimento al concetto confuciano del Wu De 武德 che significa « virtù nel combattimento » e, per estensione, « etica nell’arte del combattimento ». Coltivare il Wu De significa sviluppare le cinque virtù tradizionali. Ren仁 : umanità, benevolenza ; Zhe 智 : intelligenza utile, saggezza, sagacia ; Li 礼 : educazione, cortesia, buone maniere ; Yi 义 : lealtà, senso del dovere, vincolo ; Xin 信 : fiducia, onestà. Tante qualità umane subordinate all’emersione di una attitudine etica, che, associata ai principi tattici precedentemente menzionati, incarnano un vasto campo di indagine suscettibile di partecipare alla fioritura dell’individuo, sia nei suoi rapporti con gli altri, sia in quelli con sé stesso. Il terzo obbiettivo dello Shou Bo moderno, più orientato verso il campo sportivo, è di proporre, al pubblico (sovente giovane) attirato dall’ambito competitivo, una disciplina cinese di combattimento che si basa sui fondamenti tradizionali Da, Ti, Na e Shuai ma garantendo dei criteri di scontro che godono di un certo margine di sicurezza per i competitori. Lo Shou Bo moderno offre, infatti, un quadro sicuritario e regolamentare molto restrittivo che favorisce particolarmente il mantenimento dell'integrità fisica dei combattenti. Per esempio e contrariamente al Sanda 散打 (versione competitiva attuale del Sanshou散手), i pugni e i calci sono proibiti all’altezza della testa minimizzando così i rischi di trauma cerebrale. Se si può comprendere che un orientamento marziale, nel senso letterale dell’espressione « orientamento in un contesto di guerra », si soddisfa con un danno collaterale all’avversario, al contrario, da un punto di vista dello spirito sportivo contemporaneo e della fondamentale protezione dell'integrità fisica dei protagonisti (debuttanti o di alto livello), la logica competitiva, deve prestare attenzione a scartare le tecniche di combattimento che presentano maggiori rischi traumatici. Da diversi anni, in Francia come in Cina, relativamente al vivaio dei giovani praticanti d’arti marziali cinesi, i gruppi federali constatano che il quadro competitivo di tipo Sanda attira molto poco. Alcuni allenatori sottolineano che l’autorizzazione del K.O. (knock-out) in seno al regolamento, con i pugni o con i piedi, rappresenta un freno maggiore. Ai nostri giorni, sono rari gli sportivi che accettano di assumere il rischio di dedicarsi ad una gara che comporta la possibilità, per quanto minima, di terminare con traumi seri. Il gioco poiché, lo sport è per definizione un gioco con delle regole, non vale la candela o la coppa. Alcuni responsabili Internazionali se ne sono fatti l’eco in occasione dell’istruzione delle candidature all’ introduzione delle nuove discipline ai Giochi Olimpici del 2008 a Beijing 北京. Per questa e per altre ragioni, l’IWUF (Federazione Internazionale di Wushu) non ha concretizzato la sua intenzione iniziale di presentare il Sanda al C.O.I. (Comitato Olimpico Internazionale), avendo preferito nel 2002 appoggiare la candidatura del Wu Shu sportivo (versante tecnico). Senza dubbio aver tenuto in conto di alcune discussioni rinnovate sul tema del K.O. in seno al C.O.I. e le sue conseguenze sul mantenimento o meno della boxe inglese e del taekwondo ai Giochi Olimpici ha fatto scuola e, può darsi, ha contribuito a bloccare l’iniziativa di presentazione del Sanda. Comunque sia, da questo disincanto olimpico, è nato un nuovo modo di pensare. Numerosi promotori di eventi a fine di lucro favoriscono, in effetti, l’emanazione di circuiti professionali di Sanda in Cina e negli Stati Uniti. Gli incontri avvengono a breve distanza, sul ring. Il regolamento limita le protezioni e favorisce alcune tecniche non prive di rischi per i protagonisti. Questo tipo di incontro a volte causa ferite serie. Ben ché alcuni combattenti abbiano una preparazione degna degli atleti di alto livello, rimane il fatto che questo esercizio mercantile (con conseguenti guadagni finanziari come ricompensa) resta molto lontano dai principi filosofici che le arti marziali cinesi sono orientate a veicolare. I vecchi professori cinesi non apprezzano queste imprese. Questa effervescenza guerriera, appannaggio della « mancanza di regole », show di tendenza mediatica, è opposto all’immagine che la maggior parte degli insegnanti di arti marziali intende trasmettere ai propri allievi. (ENG) Shou Bo Sportif : respect et non-violence Modern Shou Bo is trying to create a different image, more likely to fulfil the need to project a sincere representation of of values of sportsmanship and fair play of a Chinese fighting discipline. The orientation of modern Shou Bo is fundamentally non violent and the skills it requires (speed, agility, intelligence, expertise, tactical thinking, strategy…) embody a state of mind which mirrors quite correctly the Chinese spirit of competition and respect for others…a healthy and educational sporting duel. The competitors wear the same kind of trousers as those used for traditional Chinese wrestling (Shuai Jiao), gloves which permit them to grab their opponent easily (gloves with no fingers that allow independent movement of the fingers), adequate protection (groin protector, shin pads, chest protector for women…). Good footwork is as important as the combinations of grabs and strikes. The dynamic use of distance and the ability to continually change holds add a special chess-like dimension. If for example, you are disturbed by your opponents strong hold while you are about to kick, you are forced to rely on your ability to recalculate tactics in order to regain a stable position. This presents quite a different scenario from a competition in which only punches and kicks can be thrown. Furthermore, to be able to grab or throw your opponent while the risk exists of being hit requires the tactical ability to think ahead. Once again, we need a wider range of thinking than one used in a wrestling competition. The combination of movements, of parts of the jacket that can be grabbed (sleeve, collar, edges, etc.) of measured force (pushing, pulling, blocking, shaking, throwing) as well as certain angles of attack favour numerous strategies which can be used to destabilise your opponent. These numerous possibilities develop the practitioner’s ability to adapt to different situations. Note also that the points scoring system according to the techniques used by the competitors during the matches, helps to create the spectacular nature of the contests (and therefore the public’s interest). The simple rule that penalises contact with the round with any part of the body other than the feet makes for a balanced, less confused, more elegant match. It must be clear that the competitive side of Shou Bo in no way intends to substitute Sanshou (Sanda). For many reasons modern Shou Bo is fundamentally different. The rules applied to the sporting form of this discipline favour a safe sporting activity. Shou Bo intentionally keeps it’s distance from the martial aspect (warrior aspect) because in general this has no place in a sporting context. Students of martial arts that intend, for personal reasons, to challenge others and by extension themselves in a Sanda contest as in any other similar type of match are free to carry out their experiments. The experiment is respectable but I simply do not believe it is suitable for most young practitioners whose intention is to be part of a modern sports-game movement. Like the proverb says “one mountain, a thousand paths”. However, some paths carry a level of risk, while others are tranquil… Shou Bo contests have been held for a few years now. Following the great interest revealed by the French and other European competitions, various Chinese Sports Science Universities have become seriously interested in the modern sporting characteristics of this discipline which has always been mentioned in ancient Chinese texts. In July 2005 I was asked to present, along with some of my French students the sporting nature of modern Shou Bo. The request was made by various officials of the following universities – Institute of Sport of the University of Shang Hai上海体育学院武术系, the Chang Chun Teacher Training College 长春师范学院体育系and the Sports Office of the University of Xian 西安交大体育系. This lecture allowed me to have many privileged conversations with officials and high-ranking Chinese sportspeople. The interest and the real enthusiasm of the Chinese universities for this discipline leads us to believe that the future looks good. The people we spoke to expressed the desire to be associated with a sporting project which will be developed internationally. Just as numerous Chinese experts have dedicated a large part of their life to martial arts, I am also still convinced by both the philosophical foundations of my culture (Confucianism 儒家, Taoism 道家and Buddism 佛教) and by the educational vehicle that the martial arts represent both as the art of self-defence as well as a sporting discipline. I hope that they can help to create a return to the healthy and educational values of sport. I have read that the Frenchman Pierre de Coubertin, father of the modern Olympic games, declared that the mentality of sport must be based on humanism and brotherhood. This is echoed in part by some of important psychological principles involved in a carefully guided practice of Chinese martial arts. (FR) Shou Bo Sportif : respect et non-violence Le Shou Bo moderne souhaite vraiment s’inscrire dans un cadrage autre. Un cadrage plus éducatif, susceptible de répondre à la perspective d’une sincère représentation des valeurs sportives et de fair-play d'une discipline de combat chinoise. L’orientation du Shou Bo moderne est fondamentalement non violente et les qualités de pratique qu'il requiert (vitesse, souplesse, intelligence, habileté, tactique, stratégie…) incarnent une réflexion qui reflète assez justement l'esprit chinois de l'adversité dans le respect de l'autre, du duel sportif sain et structurant. Les compétiteurs, revêtus d’un pantalon, d’une veste identique à celle utilisée en lutte traditionnelle chinoise (Shuai Jiao), d’une paire de gants qui permet une saisie effective (doigts dégantés avec espaces interdigitaux libres), de protections adéquates (coquille, protège-tibias, protège-seins pour les femmes…) évoluent debout et peuvent combiner préhension et percussion. L’usage dynamique des distances d’opposition et l’alternance des saisies véhiculent une dimension ludo-sportive particulière. Etre perturbé, par exemple, par une saisie franche de l’adversaire, qui vient de « casser » la distance, alors que vous êtes en train d’initier un coup de pied interroge rapidement sur vos capacités tactiques de recouvrement d’une stabilité convenable. Cela donne une perspective sensiblement différente de l’assaut essentiellement percussif. Par ailleurs, exécuter une saisie ou une projection de l’adversaire avec le risque d’être contré en percussion(s) nécessite une gestion anticipatoire de ce type de probable. Ceci suppose un point de vue plus large que la simple joute préhensive. Les combinaisons de déplacements, de points particuliers de saisie de la veste (manche, col, revers, etc), d’applications de force mesurées (pousser, tirer, parer, secouer, renverser…) et de certains angles d’attaques particuliers, favorisent la mise en œuvre de nombreuses stratégies susceptibles de déstabiliser l’adversaire. Ces multiples sollicitations développent chez les pratiquants de réelles capacités d’adaptation. Signalons aussi que l'orientation particulière donnée à l'attribution des points (valeur plus ou moins importante) selon les techniques employées par les compétiteurs durant les rencontres, satisfait précisément à une dynamique spectaculaire des combats (intérêt du public). La simple règle pénalisant tout contact avec le sol avec une partie du corps autre que les pieds détermine, à elle seule, un engagement réfléchi, moins confus, plus élégant, de la part des protagonistes en compétition. Il faut bien comprendre que le versant compétitif du Shou Bo ne souhaite aucunement se substituer au Sanshou (Sanda) car l’orientation du Shou Bo moderne est sur de nombreux points fondamentalement différente. Les règles intrinsèques au versant sportif de cette discipline favorisent fondamentalement le jeu sportif sécurisé mettant à distance volontairement la dimension martiale (guerrière) car globalement le contexte sportif ne se prête pas à cette dernière. Les adeptes des arts martiaux qui souhaitent, pour des raisons personnelles, se confronter à autrui et par extension à eux-mêmes, dans un contexte de type Sanda ou autre, sont libres d’expérimenter leurs recherches. La démarche est respectable, simplement elle ne me semble pas adaptée à la majorité des jeunes pratiquants qui souhaitent s’engager dans une dimension ludo-sportive contemporaine. « Une montagne, mille chemins » dit l’adage, mais l’abord de tous les chemins n’augure pas du même risque et de la même quiétude… Depuis quelques années les compétitions de Shou Bo se développent. Après l’engouement révélé à l’occasion de compétitions françaises et européennes, plusieurs universités chinoises en sciences du sport se sont sérieusement intéressées aux caractéristiques sportives moderne de cette discipline historiquement tracée dans les vieux textes chinois. En juillet 2005, à la demande de plusieurs responsables de ces universités – Institut des sports de l’université de Shanghaï上海体育学院武术系, Institut de formation des professeurs de Changchun 长春师范学院体育系et Bureau des sports de l’université de Xian 西安交大体育系 – j’ai présenté, accompagné de certains de mes élèves français, les modalités sportives du Shou Bo moderne. Ce séminaire a été l’occasion de nombreux échanges privilégiés avec des responsables et des entraîneurs de haut niveau dans le milieu du sport chinois. L’intérêt et le vif enthousiasme des universitaires chinois pour cette discipline semble augurer une dynamique favorable. Nos interlocuteurs ont souhaité s’associer au projet sportif de développement international. Comme de nombreux experts chinois ayant consacré une grande partie de leur vie aux arts martiaux, je demeure très attaché aux fondements philosophiques de ma culture (confucianisme儒家, taoïsme 道家et bouddhisme佛教) et au vecteur éducatif que les arts martiaux véhiculent et représentent, tant dans leur composante d’auto-défense que sportive. Concernant cette dernière, je souhaite qu’il y ait un retour aux valeurs saines et structurantes du sport. J’ai lu que le Français Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux Olympiques modernes, avait déclaré que l’état d’esprit du sport devait être empreint d'humanisme et de fraternité. En cela, il faisait écho, en partie, à certains grands principes qui fondent l’état d’esprit que suppose une pratique, bien guidée, des arts martiaux chinois. (IT) Shou Bo Sportif : respect et non-violence Lo Shou Bo moderno intende davvero essere inquadrato diversamente. Un inquadramento più educativo, suscettibile di rispondere alla prospettiva di una sincera rappresentazione dei valori sportivi e di correttezza di una disciplina di combattimento cinese. L’orientamento dello Shou Bo moderno è fondamentalmente non violento e le qualità di pratica che richiede (velocità, agilità, intelligenza, abilità, tattica, strategia…) incarnano una riflessione che rispecchia abbastanza correttamente lo spirito cinese di antagonismo nel rispetto dell’altro, del duello sportivo sano e formativo. I competitori, rivestiti di pantaloni, di una tenuta identica a quella utilizzata nella lotta tradizionale cinese (Shuai Jiao), di un paio di guanti che permettono una presa efficace (dita scoperte con spazi interdigitali liberi), di protezioni adeguate (conchiglia, paratibia, paraseno per le donne…) evolvono in piedi e possono combinare prese e percussioni. L’uso dinamico delle distanze d’opposizione e l’alternanza delle prese veicolano una dimensione ludo-sportiva particolare. Essere perturbati, per esempio, da una presa franca dell’avversario, che « rompe » la distanza, mentre si sta per tirare un calcio fa interrogare rapidamente sulle proprie capacità tattiche di ritrovare una stabilità conveniente. Questo dà una prospettiva sensibilmente differente dell’assalto essenzialmente percussivo. Peraltro, eseguire una presa o una proiezione dell’avversario con il rischio di incappare in una o più percussioni necessità una gestione anticipatoria di questa possibilità. Ciò suppone un punto di vista più largo che la semplice gara di corpo a corpo. Le combinazioni di spostamenti, di punti particolari di presa della giacca (manica, collo, risvolto, etc..), d’applicazioni di forza misurata (spingere, tirare, parare, scuotere, atterrare…) e di certi angoli d’attacco particolari, favoriscono la messa in opera di numerose strategie suscettibili di destabilizzare l’avversario. Queste sollecitazioni multiple sviluppano le reali capacità di adattamento dei praticanti. Segnaliamo anche che l'orientamento particolare dato all'attribuzione dei punti (valore più o meno importante) secondo le tecniche usate dai competitori durante gli incontri, soddisfa la dinamica spettacolare degli incontri (interesse del pubblico). La semplice regola che penalizza il contatto con il suolo con una parte del corpo diversa dai piedi determina, da sola, un incontro ponderato, meno confuso, più elegante, da parte dei protagonisti. Bisogna ben comprendere che il versante competitivo dello Shou Bo non intende affatto sostituirsi al Sanshou (Sanda) in quanto l’orientamento dello Shou Bo moderno è sotto molti versi fondamentalmente diverso. Le regole intrinseche del lato sportivo di questa disciplina, favoriscono in prevalenza il gioco sportivo sicuro, prendendo volontariamente le distanze dalla dimensione marziale (guerriera) perché globalmente il contesto sportivo non si presta a quest’ultima. Gli adepti delle arti marziali che intendono, per ragioni personali, confrontarsi col prossimo e per estensione con sé stessi, in un contesto di tipo Sanda o altro, sono liberi di sperimentare le loro ricerche. La pratica è rispettabile, semplicemente non mi sembra adatta alla maggior parte dei giovani praticanti che intendono muoversi in una dimensione ludo-sportiva contemporanea. « Una montagna, mille sentieri » dice l’adagio, ma tutti i sentieri non hanno gli stessi rischi o la stessa quiete… Da qualche anno si tengono gare di Shou Bo. In seguito all’infatuazione che si è rivelata in occasione delle competizioni francesi ed europee, diverse università cinesi di scienze dello sport si sono seriamente interessate alle caratteristiche sportive moderne di questa disciplina di cui storicamente c’è traccia negli antichi testi cinesi. Nel luglio del 2005, su richiesta di diversi responsabili delle seguenti università – Istituto degli sport dell’università di Shang Hai 上海体育学院武术系, Istituto di formazione dei professori di Chang Chun 长春师范学院体育系e Ufficio degli sport dell’università di Xian 西安交大体育系 – ho presentato, accompagnato da alcuni dei miei allievi francesi, le modalità sportive dello Shou Bo moderno. Questo seminario è stato l’occasione di numerosi scambi privilegiati con alcuni responsabili e con alcuni praticanti di alto livello dello sport cinese. L’interesse e il vivo entusiasmo degli universitari cinesi per questa disciplina lascia presagire una dinamica favorevole. I nostri interlocutori hanno espresso l’intenzione di associarsi al progetto sportivo di sviluppo Internazionale. Come numerosi esperti cinesi hanno consacrato una grande parte della loro vita alle arti marziali, anch’ io rimango molto attaccato ai fondamenti filosofici della mia cultura (confucianesimo 儒家, taoismo 道家e buddismo 佛教) ed al vettore educativo che le arti marziali veicolano e rappresentano, sia nella loro componente di autodifesa che sportiva. Relativamente a quest’ ultima, auspico che ci sia un ritorno ai valori sani e formativi dello sport. Ho letto che il francese Pierre de Coubertin, rinnovatore dei Giochi Olimpici moderni, aveva dichiarato che la mentalità dello sport deve essere improntata d'umanesimo e di fraternità. In questo faceva eco, in parte, ad alcuni dei grandi principi su cui fonda la mentalità che suppone una pratica, ben guidata, delle arti marziali cinesi. |